Le constructeur chinois Chery prépare son offensive sur le marché européen des petits SUV. Après les Tiggo 4, 7 et 8, la marque développe un nouveau modèle de 4,16 mètres qui devrait être proposé avec des motorisations hybride et 100 % électrique. Son principal argument ? Un prix visé sous les 20 000 € pour la version hybride. Attendu en Europe au plus tard en 2028, ce futur SUV pourrait venir concurrencer directement les Renault Captur, Peugeot 2008 et autres modèles urbains. Une production européenne, éventuellement en France, est également envisagée.

Chery veut s’attaquer au marché des SUV urbains

Le marché européen des SUV compacts attire toujours davantage les constructeurs chinois. Après MG, BYD, Omoda ou encore Jaecoo, Chery entend renforcer sa présence avec un modèle particulièrement stratégique.

Selon les informations publiées par L’argus le 26 octobre 2026, le constructeur prépare un SUV de segment B, dont une maquette à l’échelle réelle a déjà été présentée à la presse spécialisée dans son centre de design de Wuhu, en Chine.

Ce futur véhicule pourrait adopter l’appellation Tiggo 2, dans la continuité de la gamme actuelle. Mais ce nom n’a pas encore été officiellement confirmé.

L’objectif est de proposer un SUV plus petit et plus accessible que le Tiggo 4, actuellement positionné comme l’entrée de gamme de la marque.

Avec ce nouveau modèle, Chery souhaite séduire les automobilistes européens à la recherche d’un véhicule polyvalent, relativement compact et surtout abordable.

Un prix inférieur à 20 000 € pour la version hybride

C’est probablement l’information la plus importante de ce projet.

Chery vise un prix inférieur à 20 000 € pour la future version hybride de son SUV urbain.

Un positionnement particulièrement agressif dans une catégorie où les tarifs des modèles récents ont sensiblement progressé ces dernières années.

À titre de comparaison, le Tiggo 4 hybride est actuellement annoncé à partir de 23 990 € sur le marché français.

Le futur modèle pourrait donc se placer plusieurs milliers d’euros en dessous.

Il faut toutefois rester prudent : le tarif inférieur à 20 000 € constitue pour le moment un objectif de développement.

Le constructeur n’a pas communiqué de grille tarifaire définitive, de liste d’équipements ou de date précise d’ouverture des commandes.

Le prix de la version électrique n’est pas non plus connu.

Cette stratégie confirme néanmoins une tendance de fond : les constructeurs chinois cherchent désormais à conquérir le marché européen en proposant des véhicules mieux équipés à des prix particulièrement compétitifs.

Un format de 4,16 mètres pour concurrencer le Renault Captur

Le futur SUV Chery devrait mesurer 4,16 mètres de long et 1,56 mètre de haut.

Il sera donc plus compact que de nombreux SUV urbains actuellement commercialisés.

Ces dimensions devraient faciliter son utilisation en ville, notamment pour les manœuvres et le stationnement.

Mais le constructeur souhaite également proposer un habitacle suffisamment spacieux pour répondre aux besoins d’une petite famille.

La maquette présentée aux journalistes dispose notamment d’un intérieur bicolore et d’un toit vitré fixe.

Le style extérieur semble privilégier une présentation moderne, avec une signature lumineuse horizontale à l’avant et un pavillon visuellement flottant.

Les jantes de 18 pouces observées sur la maquette renforcent son allure de SUV.

Ces éléments devront toutefois être confirmés sur la version définitive.

Le modèle sera officiellement dévoilé fin 2027, avant une commercialisation européenne envisagée au plus tard en 2028.

Une motorisation hybride de 163 ch envisagée

Chery ne compte pas miser uniquement sur l’électrique.

Le constructeur prévoit également une version hybride non rechargeable, destinée aux automobilistes qui souhaitent réduire leur consommation sans dépendre d’une borne de recharge.

Le futur SUV reposera sur la plateforme multi-énergies T1FT, développée pour les modèles urbains du groupe.

La version hybride devrait reprendre la technologie maison associant un moteur thermique et un moteur électrique.

Les premières informations évoquent une puissance combinée de 163 ch.

Le système comprendrait notamment un moteur électrique de 70 kW et une batterie d’environ 1,45 kWh.

Contrairement à une voiture hybride rechargeable, cette version ne nécessiterait pas de branchement sur une prise électrique.

La batterie serait alimentée par la récupération d’énergie au freinage et par le fonctionnement du groupe motopropulseur.

L’objectif serait de limiter la consommation, particulièrement en circulation urbaine.

Pour autant, Chery n’a pas encore communiqué de consommation homologuée ni d’émissions de CO₂ pour ce futur modèle.

Il est donc impossible, à ce stade, de déterminer précisément son coût d’utilisation.

Une version électrique avec jusqu’à 450 km d’autonomie

La deuxième motorisation annoncée sera entièrement électrique.

Selon les informations disponibles, Chery prévoit deux configurations de batterie, avec des autonomies annoncées de 320 et 450 kilomètres.

La version disposant de la plus grande capacité pourrait recevoir une batterie LFP de 56 kWh.

Cette technologie, déjà utilisée par de nombreux constructeurs, est notamment appréciée pour son coût de fabrication et sa durabilité.

Le futur SUV électrique adopterait une architecture à propulsion, avec les roues arrière motrices.

Ce choix le différencierait de nombreuses petites voitures électriques à traction avant.

En revanche, les puissances de recharge, les performances et les temps de passage de 10 à 80 % n’ont pas encore été précisés.

Il faudra également attendre l’homologation définitive pour confirmer les autonomies selon le cycle WLTP.

La version électrique pourrait néanmoins intéresser les automobilistes qui recherchent un SUV compact capable d’assurer les trajets quotidiens et certains déplacements plus longs.

Une production européenne, voire française ?

C’est l’autre aspect stratégique du projet.

Chery étudie la possibilité de produire son futur SUV directement en Europe.

Le constructeur dispose déjà d’une implantation industrielle à Barcelone, où la production du Jaecoo 5 électrique doit démarrer au premier trimestre 2027 dans une ancienne usine Nissan.

Pour le nouveau SUV urbain, aucune implantation définitive n’a encore été annoncée.

Le groupe indique toutefois discuter avec différents industriels disposant de capacités de production disponibles, y compris en France.

Cette perspective présente plusieurs intérêts.

Produire en Europe permettrait de réduire certains coûts logistiques et de rapprocher les véhicules de leurs marchés de commercialisation.

Cela pourrait également contribuer à limiter l’exposition aux droits de douane appliqués aux véhicules électriques importés de Chine.

Enfin, une production européenne pourrait faciliter l’obtention du score environnemental nécessaire à certaines aides françaises, sous réserve de respecter l’ensemble des critères applicables.

Il ne faut cependant pas considérer une fabrication française comme acquise. À ce stade, il s’agit seulement d’une possibilité étudiée par Chery.

Renault Captur et Peugeot 2008 : une concurrence de plus en plus forte

Avec ce futur modèle, Chery s’attaquera à l’une des catégories les plus populaires du marché automobile français.

Le Renault Captur et le Peugeot 2008 font partie des références du segment des SUV urbains.

Ils bénéficient d’une forte notoriété, de réseaux de distribution bien implantés et d’une offre de motorisations adaptée aux attentes européennes.

Pour convaincre, Chery devra donc proposer davantage qu’un tarif attractif.

La qualité de fabrication, le confort, la consommation, les équipements de sécurité et les performances du système hybride seront déterminants.

Le constructeur devra également rassurer sur l’entretien et la disponibilité des pièces détachées.

Le réseau après-vente représente en effet un critère important pour les automobilistes qui envisagent d’acheter un véhicule d’une marque encore récente en France.

Un prix inférieur à 20 000 € pourrait néanmoins constituer un argument commercial particulièrement efficace.

Les constructeurs chinois misent sur les hybrides abordables

Le développement de ce nouveau SUV illustre l’évolution de la stratégie des marques chinoises en Europe.

Pendant plusieurs années, leur arrivée a surtout été associée aux voitures électriques.

Mais les hybrides occupent désormais une place croissante dans leurs gammes.

Ces modèles permettent de toucher une clientèle plus large, notamment les automobilistes qui ne disposent pas d’une solution de recharge à domicile.

Ils répondent également à une demande de véhicules moins coûteux à l’achat.

Chery entend profiter de cette évolution en développant une plateforme capable d’accueillir plusieurs types de motorisations.

Le constructeur n’exclut d’ailleurs pas une déclinaison hybride rechargeable si la demande du marché le justifie.

Cette flexibilité pourrait permettre d’adapter le véhicule aux spécificités des différents pays européens.

Quand sera commercialisé le nouveau SUV Chery ?

Le calendrier annoncé prévoit une présentation officielle à la fin de l’année 2027.

La commercialisation européenne devrait intervenir au plus tard en 2028.

Plusieurs informations restent donc à confirmer avant son lancement :

  • Le nom définitif du modèle.
  • Les prix des versions hybride et électrique.
  • Les équipements de série et les différentes finitions.
  • Les consommations et autonomies homologuées.
  • Le pays retenu pour la production européenne.
  • La date exacte d’arrivée dans les concessions françaises.

Ces éléments seront essentiels pour évaluer son positionnement face aux concurrents.

Un futur SUV à surveiller pour les automobilistes français

Avec ce projet, Chery confirme son ambition de s’installer durablement sur le marché européen.

Le constructeur souhaite proposer un SUV urbain compact, disponible en hybride et en électrique, avec un tarif particulièrement compétitif.

La version hybride annoncée sous les 20 000 € pourrait représenter une alternative intéressante pour les automobilistes qui recherchent un véhicule familial accessible.

La version électrique, avec une autonomie pouvant atteindre 450 km selon les premières annonces, pourrait également séduire une clientèle plus large.

Reste désormais à transformer ces promesses en un modèle de série convaincant.

Si Chery parvient à tenir son objectif de prix, son futur SUV pourrait devenir un concurrent sérieux des références européennes du segment.

Mais il faudra attendre sa présentation officielle fin 2027 pour connaître ses caractéristiques définitives et savoir si cette nouvelle offensive chinoise tiendra toutes ses promesses.

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